[Récit] Résultats et CR du semi marathon de Lyon 2009

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Résultats et compte rendu du semi marathon de Lyon 2009Ce dimanche 20 septembre 2009, s’est courue l’édition 2009 du semi marathon de Lyon.

Avec un départ du Parc de la Tête d’or, les coureurs ont pu découvrir les sites chers aux lyonnais, telles que le Parc de la Tête d’Or, les berges du Rhône, ou encore la Cité Internationale.

Comme chaque année, les semi marathon de Lyon a confirmé sa popularité avec plus de 3400 arrivants.

Rémi, lecteur de Jogging-Plus, a participé à cette course après avoir suivi notre plan semi marathon 1h45. Il nous fait part de ses impressions dans un récit qui nous plonge dans l’excitation de la course. Voici les résultats du semi marathon de Lyon 2009 et le récit de Rémi.

Résultats du semi marathon de Lyon 2009
Podium hommes Podium femmes
1 DA SILVA Carlos     1h09’06’’ FERRER Isabelle    1h25’22’’
2 GIBON Christophe    1h11’29’’ ALVESDESA Aida    1h25’23’’
3 CHAMBRON Laurent    1h12’24’’ SIMBOLA Géraldine    1h26’28’’

3416 arrivants

Tous les résultats du semi marathon de Lyon 2009

Semi-marathon de Lyon 2009 : le compte-rendu de Rémi, lecteur de Jogging-Plus.com

Je n’ai jamais aimé courir !
J’ai toujours vu cela comme un mal nécessaire !
Et puis je me laisse entraîner, bien malgré moi, à un semi marathon l’an passé…. Une vraie révélation : ambiance inoubliable, solidarité émouvante, fierté du dépassement de soi… Au bout du compte, 1h50 alors que je n’étais pas certain de pouvoir passer sous la barre des 2h.
Aussi, cette année, aux premiers beaux jours de l’été, je décide de m’y remettre avec pour objectif le semi-marathon de Lyon et l’amélioration de mon temps de l’année passée.

Le choix du plan d’entraînement semi marathon
Très vite, je réalise qu’un plan d’entraînement ne serait pas superflu et je trouve celui de Jogging-Plus, objectif 1H45 en 5 semaines, 3 sorties par semaine, pile le bon tempo. Je suis alors, le plus précisément possible ce plan. Mais c’est avec de nombreuses interrogations que je me présente dans le sas de départ : suis-je d’un niveau suffisant pour que ce plan fonctionne sur moi ? Comment peut-on courir à plus de 12 km/h pendant 21 kms alors que cette vitesse n’est finalement soutenue que peu de temps à l’entrainement ? Comment gérer ma vitesse durant la course (là, Fabien de Jogging-Plus m’a donné de précieux conseils) ? Et si je tombais un mauvais jour, d’ailleurs la météo est médiocre, il pleut depuis le début de la matinée ??

PAN ! Le signal de départ
On y va, mes questions vont trouver leur réponse d’ici 1h45, si tout va bien…
Après avoir compris que le parcours serait nettement moins sympa que l’année précédente puisque la course n’a pas été autorisée à « pénétrer » en ville, je découvre avec horreur qu’il n’y a aucun portique sur la ligne de départ pour déclencher le chrono officiel et que je viens de « marcher » ma première minute et demie de course (la prochaine fois, je ne me moquerai plus de ceux qui se faufilent avant le départ et je ferai comme eux). Me voilà parti, un sourire béat aux lèvres, regardant autour de moi les coureurs, tous heureux d’y aller enfin. Les premiers kms sont effectués d’un pas léger, bien qu’il faille se faufiler pour éviter ceux partis plus lentement ou, à l’inverse, veiller à ne pas bloquer ceux, venant de l’arrière, que je ne suis plus censé revoir. Au bout de 3 kms, je réalise quand même que la course ne va pas s’effectuer sur un nuage et qu’il va falloir payer de sa personne. Je regarde pour la première fois mon GPS pour voir ma vitesse : 11,8 km/h. Voilà la vitesse que je dois tenir pour pouvoir accélérer dans la seconde moitié. Petit à petit, je me sens m’installer dans ce rythme. Mon attention vagabonde, au gré des orchestres croisés sur le bord de la route, des panneaux « allez Papa » ou « allez Maman », toujours agréables à découvrir même s’ils ne sont pas portés par vos petits chéris.

Petits coups durs pour le moral
Là, le circuit fait une boucle et, premier coup au moral, je vois arriver une série de « sprinteurs » face à moi, une foulée incroyable, assez surréaliste pour un coureur néophyte comme moi. 7ème km, j’en suis à 11,9 km/h, tout va bien, je suis plutôt surpris d’avoir tenu 1/3 de la course à ce rythme. Deuxième coup au moral. Alors que je me concentre sur ma respiration pour qu’elle soit la plus régulière possible, j’écoute médusé la conversation de deux copains qui ne s’étaient pas revus depuis longtemps et qui se racontent leurs petites histoires comme s’ils étaient en train de se balader. Je vous assure que l’on déteste plus que tout, les petites histoires des autres à ce moment là de la course.

La mi-course approche…
10ème km, 12 km/h, mon premier objectif est atteint. J’effectue un deuxième ravitaillement et attrape une bouteille d’eau au passage. Ces ravitaillements sont des moments un peu délicats mais me paraissent indispensables. Etant donné l’état détrempé de mon T-shirt (et ce n’est pas que la pluie), il est vital que je boive régulièrement (tous les 5 kms sur un semi) mais, à chaque fois, je prends un petit coup et ne peux vider la bouteille comme je le souhaiterais car je sens que ma respiration est à deux doigts de s’emballer. Je commence à dépasser quelques concurrents partis trop vite et, je dois avouer que, malgré un sentiment très large de solidarité, ça fait du bien au moral ! Au 14ème km, toujours 12 km/h, mais les jambes commencent à me signaler qu’elles n’avaient pas donné leur accord pour que je les sollicite autant. En plus, je suis parcouru par un frisson. Je décide que c’est le bon moment pour absorber un petit gel energy, d’autant plus que le sol en est jonché. Visiblement, tout le monde s’est donné le mot à cet endroit. 2 kms plus loin, j’ai le sentiment que la situation s’est plutôt pas mal stabilisée.

« Allez, plus que 5 kms ! »
Et c’est à cet instant qu’un événement très surprenant se produit. J’entends des spectateurs qui nous hurlent « allez, plus que 5 kms ». Je sens alors mon rythme s’accélérer sans avoir demandé la permission. Je réalise qu’il va me falloir souffrir un peu si je veux terminer cette course dans les temps voulus. Km 17, retour dans le Parc de la Tête d’or. J’écoute beaucoup moins les encouragements cordiaux des gens et je commence à déguster. Pour la première fois de la course, je guette chaque panneau kilométrique et je me sens puiser dans mes réserves. Je me bats contre moi-même pour ne pas réduire la foulée, mon GPS indique 12,1 km/h. Alors que nous repassons aux mêmes endroits qu’en début de parcours, l’allégresse sur les visages a laissé la place à la douleur. Plus personne ne parle dans les rangs ou bien ce ne sont que des encouragements donnés par un coureur plus robuste à son camarade d’effort, du genre : « allez, accroche toi, on finit ! ». Le temps se fait long, les jambes sont lourdes, très lourdes. Km 19, des coureurs déjà arrivés reviennent nous porter et nous crient que nous sommes en 1h45 et qu’il ne reste plus que 2 kms. Ma foulée s’accélère encore et commence à ressembler à celle de quasimodo. Je souffre vraiment et commence à regretter toute cette histoire. Je ressens comme des crampes qui cherchent à se faufiler.

1h44 : objectif atteint, j’adore courir !
Ma modeste accélération a pour effet de me permettre de doubler ceux qui en peuvent encore moins que moi. Je reconnais quelques silhouettes que j’avais aperçues au départ et qui avaient disparu rapidement à l’horizon. Bon, je sais, ce n’est pas bien de se réjouir comme ça des difficultés des autres mais je vous assure que ça aide beaucoup. Lorsque j’entends, « plus que 300 m !! allez les gars», je perds toute ma lucidité et me jette comme une bête vers la ligne d’arrivée. Je pense d’ailleurs que je ressemblais au primate cavalant de La Planète des Singes, tant je forçais. Puis la ligne, le bip du portique, j’arrête mon chrono : 1h44 (et des poussières !). Je suis aux anges. S’en suit un vrai moment de bonheur, malgré la douleur. Ce genre de bonheur primaire, de sentiment de victoire, de devoir accompli, que seul le sport peut offrir avec cette intensité.
C’était Top ! J’adore courir ! Seul hic, je devrai faire mieux l’année prochaine….

Rémi.

A votre tour !

Comme Rémi, faites nous revivre votre course en nous envoyant votre récit et nous le publierons !

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